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TAHITI FADWATCH
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Association · Anthony

Création de TAHITI FADWATCH

Déclarée le 19 novembre 2025, TAHITI FADWATCH est une association polynésienne consacrée à la réduction des impacts liés aux DCP dérivants. Elle se donne quatre missions : sensibiliser, surveiller, collecter et revaloriser.

Nous refusons de nous habituer.

Chaque année, près de 60 000 DCP dérivants sont déployés dans le Pacifique. À peine 10 % sont collectés. Les autres continuent leur dérive, parfois pendant des mois, au gré des courants. Certains finissent par s'échouer sur nos plages ou nos récifs, où ils deviennent des déchets, des pièges pour la faune et une menace durable pour nos écosystèmes.

Un DCPd, ou dispositif de concentration de poissons dérivant, est un radeau de bambou et de filets que les thoniers senneurs déploient pour attirer le poisson. Il est suivi par balise satellite. Pour autant, sa route se poursuit parfois au-delà des zones de pêche internationales.

TAHITI FADWATCH est née de ce constat.

Nous ne partons pas de rien. La Direction des ressources marines (DRM) travaille sur les échouages de DCPd depuis 2019. La Communauté du Pacifique (CPS) tient une base de données régionale des échouages et accompagne les pays du Pacifique en la matière. Et à l'échelle du Pacifique, une dynamique de collecte en mer des DCP dérivants se structure. Nous voulons pleinement y prendre part.

Notre ambition est de devenir le relais opérationnel de cette démarche en Polynésie française, en nous appuyant sur les dispositifs existants et sur les acteurs locaux.

Notre action s'organise autour de quatre missions.

Sensibiliser, d'abord. Expliquer d'où viennent les DCPd, pourquoi ils atteignent nos côtes et ce qu'ils y provoquent, c'est la première condition pour que chacun puisse agir en pleine conscience.

Surveiller, ensuite, parce qu'il est possible d'agir avant l'échouage. Suivre les DCPd qui dérivent vers nos archipels et les signaler à la DRM, c'est passer d'une logique de réaction à une logique d'anticipation.

Collecter, avec celles et ceux qui vivent et travaillent dans les îles : pêcheurs, associations, bénévoles.

Revaloriser, enfin. Filets, bambou, flotteurs et balises pourraient rejoindre des filières de recyclage et de réemploi plutôt que de rester sur un récif.

Une précision compte pour nous. La Polynésie française ne prévoit pas de développer une exploitation halieutique des DCP dérivants. Nous voulons contribuer à préserver une distinction claire entre les dispositifs destinés à la pêche dans les eaux polynésiennes et les DCP dérivants qui y pénètrent.

Notre zone économique exclusive n'est pas une abstraction. Elle représente notre territoire, notre patrimoine naturel et une part essentielle de notre avenir. Et parce que nous ne pourrons pas surveiller seuls un océan aussi vaste, nous avons besoin de chacun.

Un DCPd observé. Une position signalée. Une photographie. Un échouage rapporté. Chaque signal peut permettre d'anticiper, et chaque citoyen peut devenir un maillon de cette surveillance.

Maîtriser la dérive pour mieux protéger l'océan : c'est le sens de notre engagement.

Illustrations

Vue aérienne d'un DCPd et de sa balise, reliés par un cordage, en bordure de récif.

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