Aller au contenu
TAHITI FADWATCH
Passer en anglais
Toutes les actualités

Association · Bryan

TAHITI FADWATCH lauréat de l'AAP Rāhui 2026

Sur la scène de la cérémonie, présentation d'un billet d'avion offert par Air Moana.

L'association fait partie des 16 lauréats du programme Rāhui 2026. L'annonce a été faite lors de la Journée mondiale de l'océan, le 7 juin, au festival Tainui Atea.

Pour une association déclarée en novembre 2025, c'est une étape importante, et une marque de confiance que nous prenons au sérieux.

Rāhui est un appel à projets qui soutient les initiatives associatives de préservation du milieu marin en Polynésie française. Sa 9e édition réunit la Direction de l'environnement (DIREN), la Direction des ressources marines (DRM), Pew Bertarelli Ocean Legacy et la Fédération des associations de protection de l'environnement — Te Ora Naho (FAPE).

Le rāhui est une pratique polynésienne : on met un espace ou une ressource au repos, pour lui laisser le temps de se reconstituer. Les aires marines protégées poursuivent le même but. Dans les deux cas, la protection tient à une limite que chacun respecte.

Un DCP dérivant, lui, ne connaît aucune limite. Il peut entrer dans une zone protégée sans être détecté, y dériver, puis s'y échouer.

Une étude publiée en juin 2026 dans la revue Science Advances donne la mesure du problème à l'échelle mondiale. En croisant trajectoires de dérive, données d'échouage et entretiens avec des experts, ses auteurs estiment que les DCP dérivants ont vraisemblablement interagi avec 53 % de la surface du réseau mondial d'aires marines protégées, et qu'ils se sont échoués dans 174 aires protégées, où vivent au moins 490 espèces menacées. Les risques relevés sont l'enchevêtrement de la faune, la pollution plastique et la dégradation des habitats, et le Pacifique central figure parmi les zones les plus touchées. L'étude, en anglais, est en ligne : https://www.science.org/doi/full/10.1126/sciadv.aee6998

La Polynésie française est directement concernée. Sa zone économique exclusive tout entière est une aire marine gérée, Tainui Atea. Et nous l'avons vu en février, lors de la mission de recensement conduite par la DRM à Makemo et à Marutea Nord, aux Tuamotu : des coraux pris dans les filets de DCPd échoués, sur un littoral où l'action menée deux ans plus tôt par les ambassadeurs de l'environnement était devenue presque invisible.

C'est pourquoi la sensibilisation est la première de nos quatre missions, et la condition des trois autres. On ne protège bien que ce dont on connaît les menaces. Un DCPd échoué sur un motu inhabité reste invisible tant que personne ne le signale. Et nous ne pourrons pas surveiller seuls un océan aussi vaste : nous avons besoin de chacun.

Nous remercions la DIREN, la DRM, Pew Bertarelli Ocean Legacy et la FAPE — Te Ora Naho pour leur confiance.

Maîtriser la dérive pour mieux protéger l'océan.

Avec le soutien de


Illustrations

Lauréats réunis sur la scène de la cérémonie, devant un écran figurant l'océan.

1 / 3

À lire aussi