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Comprendre · Bryan

Atelier international sur les DCPd à Tahiti : ce que nous en retenons

Participants de l'atelier international sur les DCPd en séance de travail autour d'une table.

Du 9 au 12 février 2026, Tahiti a accueilli un atelier international consacré aux DCPd perdus ou abandonnés dans le Pacifique. Anthony Quillec, président de TAHITI FADWATCH, figurait parmi les participants : voici ce que nous en retenons.

Pendant quatre jours, des scientifiques, des administrations, des représentants de l'industrie de la pêche et des porteurs de programmes de récupération se sont réunis au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), à Papeete, pour cet atelier organisé par la Communauté du Pacifique (CPS). Une question les rassemblait : comment réduire les pertes et les abandons de DCPd dans le Pacifique, du point de vue de l'industrie de la pêche comme de celui des communautés. L'atelier a réuni 109 participants venus de 25 pays et territoires.

Notre président y participait au nom de l'association, pour écouter et comprendre.

La première journée a posé les bases : définitions, conception des DCPd, registre des dispositifs, cadre juridique et suivi des balises. Des travaux ont été présentés sur les trajectoires des DCPd et sur les zones où ils sont perdus. Une dérive laisse une trace, et les balises permettent de l'étudier.

La deuxième journée portait sur ce qui nous touche le plus directement : les échouages. Collecte régionale des données, impacts environnementaux, suivi des récifs coralliens. Des études de cas ont été présentées pour la Polynésie française et Clipperton, mais aussi pour l'Australie, l'Atlantique et l'océan Indien, les Caraïbes et les États-Unis, ou encore les Galápagos. La Direction de l'environnement de la Polynésie française (DIREN) est intervenue sur les déchets marins. Le constat est partagé bien au-delà de nos archipels.

La troisième journée était consacrée aux solutions. Des programmes de récupération fonctionnent déjà dans la région, et deux d'entre eux portent un nom proche du nôtre : le programme FAD-watch de The Nature Conservancy à Palmyra, et celui d'Aitutaki, aux îles Cook. D'autres approches ont été présentées : un projet de primes à la récupération à Hawaï, les programmes pilotes de la CPS, un système de dépôt-remboursement, la réaffectation de balises dans les États fédérés de Micronésie, une analyse économique des options de récupération et des mécanismes de financement.

La dernière journée a conduit les participants au port de Papeete et au Musée de Tahiti et des îles.

Nous en retenons trois choses.

La réponse est régionale. Un DCPd ne s'arrête pas aux limites d'une zone économique exclusive, et une donnée d'échouage prend toute sa valeur quand elle est comparable d'un territoire à l'autre. C'est l'intérêt de la base de données régionale des échouages tenue par la CPS. En Polynésie française, la Direction des ressources marines (DRM) suit ces échouages depuis 2019.

Les méthodes existent. Nous n'avons pas à les réinventer. Notre utilité est ailleurs : contribuer, sur le terrain polynésien, à des démarches déjà engagées.

Agir avant l'échouage est possible. Plusieurs territoires du Pacifique récupèrent déjà des DCPd, en mer ou sur leurs côtes. Une dynamique régionale de collecte en mer se structure, et notre ambition est d'en devenir le relais opérationnel en Polynésie française, en nous appuyant sur les dispositifs existants et sur les acteurs locaux.

La suite est immédiate. Du 15 au 22 février, nous participons à une mission de recensement des DCPd échoués aux Tuamotu, organisée par la DRM.

Pour aller plus loin, le rapport de l'atelier, en anglais, est en ligne sur le site de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC) : https://meetings.wcpfc.int/node/32273

Illustrations

Photo de groupe des participants de l'atelier international sur les DCPd.

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